dimanche 28 août 2016

Le Colonel SIMBANDUKU Pascal expulsé du Rwanda

Le colonel SIMBADUKU Pascal (ici de dos) avec
une personne qu'il venait de ligoter dans son bar.
Au courant de la semaine écoulée, le Colonel SIMBANDUKU Pascal a atterrie à Londres suite à une expulsion par les services de renseignement rwandais.

Ce colonel est connu pour avoir organisé tous les crimes sous le régime du major BUYOYA Pierre et particulièrement l'assassinat du président NDADAYE Melchior.

Le Rwanda l'accuse d'organiser une rébellion contre le Burundi avec son neveu le Lieutenant-Colonel NSHIMIRIMANA Édouard un des leaders du FOREBU.

Cette expulsion est aussi une aubaine pour ce colonel qui a demandé l'asile politique au Royaume Unie. En effet, il vivait déjà dans des conditions déplorables à Kigali où il partageait un petit appartement de deux pièces (une chambre et un salon) avec deux autres anciens dignitaires à savoir NDUWAYO Antoine et TURIMUCI. Ce trio passait son temps à jouer aux cartes et à "URUBUGUZO" en attendant les fonds venus de la diaspora pour financer la rébellion. Ces fonds étaient plutôt destinés à leur abreuvoir plutôt qu'à la lutte contre le régime de Bujumbura.

Ce colonel n'est pas le seul à chercher maintenant l’asile dans les pays occidentaux. Les politiciens dites de l'opposition radical sont entassés dans des maisons en Belgique et au Canada et ne sont pas mieux lotis que ceux de Kigali. C'est vraiment pitoyable quand vous les rencontraient dans les rues de Bruxelles ou de Liège. Vivement que la situation se normalise dans notre pays pour que ces anciens "honorables" puissent rentrer au pays.

Quand au Colonel SIMBADUKU Pascal, c'est une aubaine pour ceux qui désirent porter plainte contre les crimes qu'il a commis au Burundi. La rédaction de BUJUMBURA News va mettre à la disposition de toute personne le désirant, des informations allant dans le sens de rendre justice à ses victimes.

Le Rwanda est entrain de se débarrasser petit à petit des burundais gênants afin de normaliser les relations avec le Burundi. Nous apprenons également que les services de renseignements rwandais prévoient d'interdire les émissions de la RPA et de INZAMBA qui sont diffusées sur son territoire. Certains journalistes ont déjà quitté le Rwanda pour un asil doré en occidents apprend on d'une source à Kigali.

SHAKISHA Théopiste

vendredi 26 août 2016

On voyait venir Nkurunziza avec ses grandes godasses

VERS LA FIN DE LA LIMITATION DES MANDATS PRESIDENTIELS AU BURUNDI :
On voyait venir Nkurunziza avec ses grandes godasses

Alors que se mènent de pénibles pourparlers pour tenter de trouver une issue au conflit inter-burundais sous la facilitation de l’ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa, les autorités burundaises ont entamé, à l’interne, leur propre dialogue. Le hic, c’est que les consultations menées depuis huit mois, dans le cadre de ce dialogue interne qui exclut, de fait, les opposants au troisième mandat de Pierre Nkurunziza, visent à opérer des réformes qui impacteront profondément la vie de la nation. Notamment, la révision de la Constitution pour lever la limitation du nombre de mandats présidentiels et la prééminence de ce texte sur l’Accord d’Arusha. 
 
Pourtant, c’est cet accord qui avait permis au pays de sortir de l’ornière et qui tient lieu, avec la Constitution actuelle, de boussole au peuple burundais, dans sa marche vers la démocratie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la descente aux enfers du peuple burundais se poursuit. Et ceux qui avaient encore la faiblesse de croire en une possible conciliation des positions, doivent se convaincre une fois pour toutes de la fourberie du boucher de Bujumbura qui n’est pas un homme avec qui l’on peut négocier. Nkurunziza avait certainement sa petite idée derrière la tête quand il s’apprêtait à briguer son troisième mandat. Et la tournure des événements avec cette contestation dont il était loin d’imaginer l’ampleur dans la durée, a dû le conforter davantage dans cette idée. Si fait qu’aujourd’hui, il s’emploie, par tous les moyens, à s’accrocher au pouvoir comme un naufragé à sa branche de salut. Nkurunziza est donc pris à son propre piège. Il s’est amusé avec le feu. Aujourd’hui, il ne peut s’en passer pour exister. Mais on le voyait venir dans ses grosses godasses, avec ces réformes qui devraient lui permettre de sauver sa peau, en restant maître du jeu. 
 
Mais Nkurunziza fait fausse route. S’il croit que c’est de cette manière qu’il échappera au tribunal de l’histoire, il se trompe lourdement. Car tôt ou tard, l’histoire le rattrapera. Si ce n’est par ses adversaires les plus farouches, ce pourrait bien être par une révolution de palais. Car, même ceux qui disent aujourd’hui être ses alliés, pourraient un jour ou l’autre être excédés et se retourner contre lui. Il ne fait donc qu’aggraver son cas, et prolonger malheureusement le calvaire de ses concitoyens.

Si Nkurunziza parvient à lever la limitation des mandats présidentiels, ce sera le goulag pour les Burundais

Ceci étant, l’on peut être porté à croire que dans la situation actuelle, Nkurunziza n’a pas le choix et qu’il est condamné à rester au pouvoir pour se mettre à l’abri. Car, il est conscient qu’il est allé trop loin pour reculer et que le jour où il perdra le pouvoir, il sera face aux tribunaux. Mais soutenir un tel raisonnement, serait lui trouver des excuses à peu de frais. Car, Nkurunziza a eu la possibilité de faire autrement, en respectant la loi fondamentale de son pays et l’Accord d’Arusha. Mais il a délibérément choisi de dresser le bûcher pour son peuple. A présent, il est dans une logique de pis-aller. Mais le peuple burundais a le devoir de résister, par tous les moyens, à cette dictature d’un autre âge que veut lui imposer son président. Et la communauté internationale a le devoir de lui porter assistance et secours, en renforçant les sanctions contre le satrape tout en envisageant d’autres mesures autrement plus coercitives. 
 
A ce propos, l’on peut déplorer le fait que sous d’autres cieux, cette même communauté internationale en soit arrivée à intervenir militairement contre des dictateurs déclarés tels le Syrien Bachar el Assad ou encore le Libyen Mouammar Kadhafi qui ont fait du tort à leurs peuples respectifs, et que dans le cas du Burundi, elle ne soit même pas capable d’imposer des soldats de la paix, pour protéger le malheureux peuple des massacres et autres nombreuses exactions d’un président boulimique et peu respectueux de la vie de ses compatriotes. Combien de morts faudra-t-il encore pour décider les maîtres du monde à s’émouvoir face au drame du peuple burundais ? Si Nkurunziza parvient à lever le verrou de la limitation des mandats présidentiels, ce sera le goulag pour tous les Burundais qui n’oseront lever le petit doigt pour émettre le moindre avis contraire à sa volonté. Déjà que le présent se conjugue en termes de morts ou d’exil pour les opposants, qu’en sera-t-il si Nkurunziza se maintenait ad vitam æternam au pouvoir au Burundi ? On ne peut pas le laisser faire.

En tout état de cause, ce pays est en train de régresser et de s’enfoncer dangereusement vers le fond. Et il n’est plus permis de douter que l’objectif de Pierre Nkurunziza, c’est d’enterrer définitivement l’Accord d’Arusha qui lui a pourtant permis, ironie du sort, d’accéder au pouvoir. Comme quoi, les satrapes ne veulent des règles que quand celles-ci les arrangent. Et le président burundais va encore plus loin dans ses lubies, au point de verser dans le ridicule, quand il veut une prééminence de la nouvelle Constitution sur l’Accord d’Arusha, alors qu’il est de notoriété publique qu’en matière de droit, les accords internationaux priment sur les textes nationaux. Alors qui, pour sauver le peuple burundais ? Jusque-là, personne, hélas.

Outélé KEITA,

Burundi: un rapport dénonce les dérives du Service national de renseignement

Au Burundi, l'Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues, l’ONG de défense des droits de l’homme présidée par Pierre-Claver Mnonimpa, publie ce 26 août un rapport accablant. Un rapport à charge contre le Service national de renseignement (SNR), dépendant directement de la présidence de la République, qui détaille sur 16 pages les exactions qui auraient été commises depuis la création du service en 2006 et qui identifie les auteurs ainsi que les commanditaires de ces actes.

L’Aprodh, l'Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues, dépeint une dérive progressive du Service national de renseignement (SNR), vers un durcissement et une ethnicisation du service. Selon l’ONG la grande majorité de ses cadres seraient aujourd’hui hutus. Un déséquilibre qui viole des accords d’Arusha, accords qui ont instauré les quotas ethniques dans les services de défense et de sécurité. Point culminant de cette escalade, la répression des manifestants contre un 3e mandat du président l’an passé.

Le rapport décrit un système implacable. Les personnes appréhendées sont regroupées en deux catégories : d’un côté celles qui figureront sur les registres, les officiels. De l’autre, ceux qui partent vers les lieux de détentions illégaux avant d’être torturés puis jugés, pour ceux qui ont la chance de réapparaître. Les victimes seraient en majorité des jeunes issus des quartiers contestataires ainsi que des opposants politiques.

La liste des exactions, assassinats, tortures ou disparitions forcées vient confirmer les différents rapports des Nations unies. Le rapport désigne nommément 13 cadres du SNR, tous accusés d’être les commanditaires ou les exécutants. Ils jouissent d’une impunité totale selon l’Aprodh. Plus grave encore : certains auraient été promus et récompensés.
 
 le 26-08-2016 à 12:15, http://www.rfi.fr/afrique

Image du jour: NYAMITWE Willy entrain de lire la Bible !


Avec NKURUNZIZA à la tête du pays, le génocide est impossible dixit BIGIRIMANA Jacques



Avec NKURUNZIZA à la tête du pays, le génocide est impossible dixit BIGIRIMANA Jacques


Le Capitaine Gratien RUKINDIKIZA, un faiseur d’opinion déboussolé sur plusieurs fronts !

Dans son dernier article sur les FOREBU, le Capitaine Gratien Rukindikiza cherche à semer la confusion, en misant sur la manipulation de l’opinion nationale et internationale à propos de l’organisation de ces troupes révolutionnaires. Pour un ancien officier subalterne des exFAB, cette sortie médiatique dégage le caractère rancunier et divisionniste d’un homme qui ne sait plus où donner de la tête et comment revivre sur les réseaux sociaux, après y avoir perdu toute sa crédibilité. Connu comme étant parmi les créateurs d’une rébellion éphémère qui a entrainé beaucoup de jeunes à une mort atroce quand ils ne sont pas oubliés dans les prisons et cachots clandestins du Burundi, le Capitaine Gratien Rukindikiza s’engage désormais à émietter les FOREBU. En réalité, c’est une manière de régler les comptes avec les leaders politico-militaires des FOREBU qui sont parvenus à accueillir et encadrer pas mal des rescapés de ce mouvement du Capitaine Gratien Rukindikiza.

Le Capitaine Gratien Rukindikiza se considère toujours comme un fervent journaliste, un grand analyste politique. Malheureusement sa plume va de mal en pis et il est aujourd’hui en manque d’inspiration, avec une perception erronée du monde. Il n’a plus la confiance de ses réseaux de la Force de Défense Nationale et de la Police Nationale du Burundi. Son dernier article sur les FOREBU sonne comme une occasion lamentablement ratée de se reconnecter sur ses anciennes sources. En voulant faire croire qu’il y a trois FOREBU, le Capitaine Gratien Rukindikiza confirme ainsi qu’il est dépassé par les événements et tente de se récréer une place au soleil, dans une logique visible de se repositionner par rapport à la montée en puissance des FOREBU sur l’échiquier politico-militaire du Burundi. Ce qui est certain, on note une certaine incohérence dans ses écrits, caractérisés par des arguments fallacieux appuyés par de l’emphase à connotation ethnico-régionaliste.

En effet, il n’y a pas très longtemps, il écrivait que le Général-Major Godefroid Niyombare a créé les FOREBU avec le Lieutenant-Colonel Edouard Nshimirimana, en présence du Président Pierre Buyoya. Aujourd’hui, il reconnait que les FOREBU sont l’œuvre de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu et croit savoir qu’il y aurait pour l’instant trois FOREBU, avec trois commandements différents, sans préciser curieusement l’identité du troisième commandant, après le Général-Major Godefroid Niyombare et l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu. Peut-être qu’il va bientôt remettre ses bottes, ses treillis militaires, son kalachnikov en bandoulière et son légendaire béret vert des commandos pour diriger virtuellement cette « troisième aile » des FOREBU. Le Capitaine Gratien Rukindikiza doit avoir un problème de santé mentale, un véritable paranoïaque qui prend ses rêves pour des réalités et se permet de se contredire dans un même article sur le vrai patron des FOREBU. Egocentrique, orgueilleux et vaniteux, cet ancien garde-corps du Président Melchior Ndadaye nage à contre-courant et risque de se noyer davantage dans ce grand océan qu’est l’organisation d’une rébellion forte contre le système inhumain, dégradant et sanguinaire de Pierre Nkurunziza

Tout simplement, le Capitaine Gratien Rukindikiza devrait savoir que les FOREBU sont unies comme un seul homme, bien structurées et professionnellement organisées. Au moment opportun, elles s’engagent à rendre public les noms et les fonctions de ses dirigeants. Ce sera un coup de frein brutal contre les agissements nuisibles de ce faiseur d’opinion, aujourd’hui déboussolé sur plusieurs fronts. Une occasion pour lui et ses complices de revoir leurs copies quant à leurs cotisations qu’ils exigent en Europe et en Amérique du Nord dans les communautés burundaises en vue d’entretenir une rébellion qui n’existe que sur leurs claviers ! Ces « ailes » que le Capitaine Gratien Rukindikiza cherche à créer au sein des FOREBU n’existent que dans sa tête et n’existeront pas, même si elles sont devenues paradoxalement un fonds de commerce pour lui et ses acolytes.

Gervais HATEGEKIMANA

jeudi 25 août 2016

Un jeune vendeur ambulant se suicide, lassé des arrestations intempestives des policiers

Un jeune homme s'est suicidé en pleine journée dans la ville de Bujumbura ce mercredi. Cet homme, révolté par l'injustice policière, s'est coupé les veines au niveau du cou à l'aide d'un rasoir, au moment où un policier le trainait violemment.

Il était 11 heures ce mercredi 24 août près de l’ancien marché central devant le magasin "Bata" où des jeunes hommes se rassemblent pour vendre des téléphones portables et des cartes de recharge. Un policier est arrivé subitement et a commencé à arrêter ces vendeurs.

« Certains se sont expliqués et ont été relâchés, mais un policier a gardé un de ces jeunes », rapporte un témoin de la scène.

Ce jeune homme a déclaré qu'il en avait marre de l'injustice policière. « Après son arrestation, le jeune homme a dit que ce qui se passe dépasse l'entendement. Je viens d'être arrêté pour la énième fois et je sors toujours du cachot après avoir versé de l'argent. Aujourd'hui, j'en ai assez, vaut mieux que je meurs », ajoute notre source qui rapporte les derniers mots du défunt. Les témoins ont alors vu le jeune homme toucher dans sa poche, retirer un rasoir avant de se trancher la gorge brutalement en présence des policiers.

Les passants présents sur les lieux au centre-ville se sont aussitôt révoltés, créant une cacophonie générale.

Le jeune homme est mort malgré l'intervention des ambulanciers. La victime avait comme surnom ‘Sayayi’, originaire de la Zone Kamenge au nord de la capitale Bujumbura. 
 
  jeudi, 25 août 2016 09:49, http://www.rpa.bi

Décès de l'Honorable MANWANGARI Jean Baptiste

Une grande figure de la politique s’éteint

Jean Baptiste Manwangari s’est éteint ce jeudi 25 août 2016 à Bujumbura. Né dans la commune Busoni dans la province de Kirundo au nord du pays. Membre influent du parti Uprona avant sa division. Jean Baptiste Manwangari commence sa carrière politique sous le régime du président Bagaza dans les années 1970 au sommet du ministère de la justice.

Depuis 1976, Jean Baptiste Manwangari a été à la tête de nombreux postes ministériels comme le ministère de la justice, de l’intérieur postes et télécommunication mais aussi procureur général de la république et conseiller principal des questions politique et Juridique du président Buyoya. Jean Baptiste Manwangari a longtemps été député du parti Uprona élu dans la province de Kirundo.

Face aux divergences dont faisait face le parti Uprona, Jean Baptiste Manwangari a été parmi ceux qui ont demandé activement la tenu du congrès afin de trouver une solution aux problèmes qui minait ce parti. En 2006, il a été parmi les initiateurs du processus de réunification du parti Uprona.
http://www.bonesha.bi/

Communiqué de presse après la conférence tenue à Québec

COMMUNIQUE DE PRESSE APRES LA CONFERENCE TENUE  A QUEBEC (Canada)  SUR  LES VRAIS ENJEUX DE LA CRISE DE 2015 AU BURUNDI

Ce 30 Juillet 2016, la Diaspora burundaise, en collaboration avec l’Ambassade du Burundi au Canada, a organisé une conférence sur le Burundi.
Le thème retenu était ``Les vrais enjeux de la crise de 2015 au Burundi``.
La Diapora burundaise avait massivement repondu au rendez se moquant des appels des extrémistes Sindumuja de l’ABC, une organisation menée par d’anciens sans échecs de triste mémoire au Burundi. En effet, les responsables de cette association avaient notamment appelé le gouvernement canadien à refuser ou à annuler les visas d’entrée au Canada aux conférenciers invités.Ils avaient appelé également aux manifestations ou une démonstration de force à l’aéroport et à la salle qui était prévue pour  la conférence. Tenez-vous bien,ils ont échoué sur tous les fronts un peu à la manière dont nous rappelle le discours du 31 Mars 2012 de S.E Le Président Nkurunziza(https://www.youtube.com/watch?v=AkEqU3ua62I) qui appelle les burundais à se tenir debout face aux différents défis. Cette ABC s’est contentée du Twitt du Ministre Stéphane Dion qui, voulant les calmer, a dit qu’il n’était pas informé de la conférence. C’est ce qu’on appelle en Kirundi <Ibihendwa abana>. En matière de relations entre les Etats, il y a ce qu’on dit et ce qu’on fait et j’ose espérer que cette conférence nous aura permis de båtir une bonne fondation dans la construction d’une nouvelle approche sur la crise burundaise par les autorités canadiennes.
Ces opposants radicaux,aidés par certaines lobbies impérialistes proches du régime de Kagame  ont tout fait pour empêcher la tenue de cette conférence mais discrêtement et efficacement, d’autres personnalités canadiennes se sont levées pour nous aider à tenir cette conférence contre vents et marais. Nous profitons de cette occasion pour dire Merci à toute personne physique ou morale qui y a contribué.

  1. Qu’est ce qu’on peut retenir des présentations et du débat avec les participants?
1/La crise avait pour origine le refus de l’opposition radicale burundaise de respecter la volonté exprimée par la population qui, déjà en 2010,avait débouté la plupart des politiciens de l’opposition. On se rappellera qu’après les élections de 2010,une tentative de destabilisation du pays avait été tentée mais elle a rencontré une résistance farouche du peuple burundais et de l’armée burundaise. Pendant ce temps, en 2011,d’autres politiciens remerciés par les électeurs déclaraient à la presse qu’il n’était pas question d’envisager des élections démocratiques en 2015 parce qu’ils s’étaient déjà engagés dans une révolution de trois ans qui fera des dégats matériels et humains.
(http://www.iwacu-burundi.org/blogs/rolandrugero/files/2015/01/From-2011-28-11-170712.jpg)

2/Contrairement à une croyance repandue selon laquelle la crise serait due au prétendu troisième mandat présidentiel de son Excellence Pierre Nkurunziza, la crise résulte d’une conspiration occidentale depuis la rencontre USA-African Leaders d’Aout 2014 qui décréta certains pays africains dont les institutions devaient être décapitées quels que soient leurs efforts en terme de respect des droits de l’homme et de démocratie.C’est une crise qui se polarisa autour des intérêts géostratégiques défendus en Amérique par des organisations internationales dites de droits de l’homme comme HumanRights Watch,International Crisis Group.En Europe, ces intérêts sont défendus par des lobbies représentées par Louis Michel,Charles Michel,l’avocat Maigain et certaines chaines de radio et  de télevision belges et francaises. A l’UA, ils sont défendus par la Présidente de la commission africaine qui est manipulée contre les intérêts légitimes d’un peuple africain telles que la souveraineté et l’indépendence du Burundi. Nous étions surpris de constater que Madame Nkossazana Zuma,une ancienne militante anti Apartheid, soit impliquée dans une tentative impérialiste d’occupation militaire du Burundi par la MOPRABU qui fut, heureusement, refusée par la plupart des Présidents africains et surtout par le Peuple burundais.

3/Dans notre  sous-région et au Burundi,les stratégies d’agression furent élaborées par le Rwanda contre lequel le Burundi porta directement plainte aux Nations Unies et à la CIRGL. La mise en pratique de ces stratégies malveillantes fut exécutée par certains burundais déviants.Nous l’avons vu dans les manifestations violentes,les attaques contre les policiers,la destruction des biens publics,la tentative du report des échéances électorales pour que le Burundi tombe dans un vide institutionnel,une tentative avortée du coup d’Etat du 13 Mai 2015,les assassinats ciblées des autorités militaires,policières et civiles,les attaques rebelles du 31Décembre 2014 à Cibitoke,du 10 et 11 Juillet 2015 à Kayanza à partir du Rwanda,celle du 12 Décembre 2015 sur trois camps militaires à Bujumbura et Mujejuru,les appels à la division ethnique au sein des forces de défence et de sécurité et au génocide contre les tutsi.   
On se rappellera que le Président Kagame a usé des mêmes stratégies en sacrifiant les Tutsi de l’intérieur du Rwanda pour arriver au pouvoir à Kigali. Des témoins oculaires et d’autres analystes le confirment:
(https://www.youtube.com/watch?v=8iHxNJukcvs)
(http://www.france-rwanda.info/article-31912648.html)
Les planificateurs de ces stratégies contre le Burundi  furent surpris de constater que toutes leurs tentatives aboutirent à un échec cuisant.

4/Une minorité de la Diaspora burundaise d’Amérique et d’Europe,fut noyautée pour soutenir les actes antidémocratiques et violents des agresseurs de leur pays d’origine,le Burundi mais une large majorité de la diaspora burundaise dans les villes Européennes et Nord Américaines resta déterminée à soutenir les institutions démocratiquement élues au Burundi.

  1. Quelles sont les recommandations exprimées au cours de cette conférence?
1/Aux institutions élues en 2015
-Renforcer la sécurité des citoyens,des autorités élues et non élues et les frontières du pays
-Poursuivre le dialogue inclusive interburundais,interne et externe,(sans les putschistes et leurs acolytes affirmés)pour metre fin aux conflits récurrents qui accompagnent toujours les différentes périodes électorales au Burundi
-Ne pas s’embarquer dans un piège de négociations des postes à distribuer aux politiciens déboutés par les électeurs
-Procéder à un référendum populaire sur les conclusions et les recommandations exprimées par la population au cours  de ce dialogue
-Relancer la coopération politique et économique avec les partenaires volontaires et proactifs,
-Garder le cap sur l’unité nationale et le rassemblement des différentes composantes de la société burundaise
-Affiner les questions de production,de développement économique et de bonne gouvernance



2.Aux nations unies,à l’union européenne,à l’union africaine et la communauté de l’Afrique de l’Est
-Se rendre compte que la plupart de leurs décisions ont été prises sur base d’un vaste mouvement de conspiration contre les institutions démocratiquement élues au Burundi et par conséquent,reprendre la coopération avec le Burundi.
-Apporter leur soutien à un dialogue inter-burundais qui vise la stabilité démocratique au Burundi et non un simple partage de postes par des politiciens peu soucieux de l’intérêt de la population.
3.A l’opposition
-Se ressaisir et adopter un dialogue politique franc et sincère qui capitalise les acquis démocratiques déjà réalisés par la nation burundaise
-Respecter la loi en vigueur au Burundi et les décisions des institutions nationales légales
-Renoncer définitivement aux velléités putschistes qui mettent à mal la volonté des Burundais exprimée par la voie des urnes.
4.A la population
-Rester unie et solidaire
-Refuser le appels à la division ethnique
-Respecter et soutenir les autorités élues
-Travailler de connivence avec l’administration,les forces de sécurité et la justice pour maintenir le calme,la loi et l’ordre sur tout le territoire national.
5. Aux réfugiés
-Réfuter et rejeter la rumeur et la manipulation
-Rentrer dans votre pays: les parentés,les voisins et les autorités vous attendent à bras ouverts
-Ne pas s’engager dans les voies suicidaires et sans issues des sollicitations guerrières visant à incommoder votre propre pays
-Dénoncer nominativement les auteurs de ces menées déstabilisatrices.

Fait à Ottawa
Président du comité d’organisation
KAREMANGINGO Saidi

Entre les Généraux BUNYONI et NDAYISHIMIYE, NKURUNZIZA a fait son choix

Entre les généraux Bunyoni et Ndayishimiye, Nkurunziza a fait son choix mais sa confrontation avec Bunyoni ne fait que commencer... Peut-on y tirer une lueur d'espoir ?

C'est la toute première fois que Pierre Nkurunziza est confronté à un tel défi depuis l'éjection de Hussein Radjabu en 2007: faire face à la rivalité du n°2 de son propre camp! Alain-Guillaume Bunyoni veut être président et ne cache plus ses ambitions. Il est l'officier le plus gradé du DD-System, il est très riche, il est soutenu par les éléments les plus durs des services de sécurité, il connait tous les secrets et les faiblesses de Nkurunziza, il est le plus organisé des anciens maquisards du CNDD-FDD, peut-être aussi le plus égoïste juste après Nkurunziza. Mais Bunyoni a une faiblesse de taille: autant on le craint autant il est moins populaire dans tous les milieux. Du Bunyoni "ça craint partout", son nom évoque dans l'opinion burundaise la cupidité et la méchanceté. Il passe pour un homme insensible au malheur d'autrui, l'homme qui se délectait des souffrances de son propre frère, le Général Rodrigue Bunyoni mort en novembre dernier en exil à Kampala. Un solitaire mégalo qui ne peut agir que quand il voit un intérêt pécuniaire personnel.

En dépit de son image très négative et des sanctions américaines qui lui collent à la peau depuis novembre 2015, le Général Bunyoni a profité de la disparition du Général Adolphe Nshimirimana et de l’effacement de Nkurunziza pour s'attirer la sympathie des radicaux du système CNDD-FDD. Face à un président traumatisé qui vit désormais cloitré dans ses palais, Bunyoni se montre en public quand tout va mal et veut rassurer par son courage. Il enchaîne des conférences de presse pour vanter son bilan sécuritaire, il organise des descentes sur terrain pendant des opérations de police, il visite les régions et s'assure d'une bonne couverture médiatique. Son cortège n'a plus grand-chose à envier à celui d'un président et gare à celui qui entraverait sa circulation même en cas de violation du code de la route. En juillet dernier, un chauffeur de bus de transport a été gravement tabassé en public à Bujumbura, par la garde du « Général » pour avoir légèrement touché un véhicule du cortège de Bunyoni qui venait de lui couper dangereusement la priorité (http://www.bonesha.bi/Un-chauffeur-de-bus-tabasse-par-la.ht…). Au lieu de recevoir réparation, sans aucun contrôle de la police de roulage, le pauvre chauffeur a reçu un châtiment public qu'il n'oubliera jamais. Quelques heures plus tard, la colère du terrible « Général » s'est ensuite déversée sur des femmes qui avaient osé prendre et partager les images de cette scène macabre. On notera en outre que la scène s'est passée juste un jour après l'assassinat de la députée EAC Hafsa MOSSI dans la matinée du 13 juillet 2016. Avant son assassinat, la députée avait partagé à plusieurs de ses amis les menaces qu'elle recevait du Général Bunyoni et aurait même imploré Pierre Nkurunziza qui l'a juste calmée. Une semaine après Hafsa, une autre burundaise, ancienne cadre aux services financiers de la présidence de la république pendant que Bunyoni était chef du cabinet civil de Nkurunziza, a échappé de justesse à une tentative d'assassinat par des Imbonerakure à Nairobi au Kenya. La femme aurait également reçu des menaces de Bunyoni pour des dossiers de corruption impliquant le « Général » dont elle aurait eu connaissance. C'est cette image de toute puissance que Bunyoni tente de développer face à un Nkurunziza peureux dont les membres du CNDD-FDD commencent à douter de ses capacités à gérer la crise en cours.

Le Général Bunyoni - qui se nomme lui-même « Mutama 2 » alors que le vrai « Mutama » est Nkurunziza- tente aussi de jouer sur le registre de la représentation du pays sur la scène internationale, un élément par ailleurs très marquant dans la conception du pouvoir par les burundais. Alors que son patron se terre et ne répond plus à aucune invitation internationale, Bunyoni est à la recherche d'occasions de voyages internationaux. En février 2016, il a rendu visite au contingent burundais en mission de paix en République Centrafricaine et y a organisé deux séances importantes de causerie avec les policiers burundais. Début juillet, il voulait se rendre à New-York à un sommet des pays contributeurs de policiers dans les missions de l'ONU et ainsi défier sur son territoire l'Amérique qui l'a sanctionné. Un hic malheureusement pour lui: il est rentré très fâché à Bujumbura car aucune autorité de l'ONU ou de la Centrafrique ne l'a reçu à Bangui ; à New-York le Burundi n'a même pas été invité et ses policiers viennent d’être renvoyés de la RCA. Mais quand même...lui, il veut voyager!

Enfin, à la différence de Nkurunziza, Bunyoni parle et il a des idées. Certes ses idées sont des plus dangereuses, mais il sait les exprimer contrairement à un Nkurunziza presque muet et aux arguments complètement farfelus. Devant les policiers burundais à Bangui, il s’est livré à une longue analyse géopolitique du conflit burundais tout comme il a tenu récemment un discours dur contre la France après la résolution 2303 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Un autre élément qui ne trompe pas, c’est le soin qu’il commence à mettre dans son look ainsi son omniprésence dans les media depuis un certain temps. « Mutama 2 » est tiré à quatre épingles, même sa tenue de police est toujours à sa taille et bien mise. Le goût des honneurs, il en a particulièrement montré lors du lancement du nouveau "permis de conduire biométrique". Ainsi Bunyoni se présente comme le rare ministre qui parvient à initier des réformes raisonnables en cette période de léthargie et de déconfiture de l'économie burundaise. Le jour de la célébration du 54ème anniversaire de l'indépendance du Burundi, Bunyoni s'est présenté aux cérémonies avec sa fille, l'autre "terrible Bunyoni" des réseaux sociaux ; une exposition familiale que jusqu’ici se permettait Pierre Nkurunziza uniquement. Comme si cela ne suffisait pas, Bunyoni commence à concurrencer Nkurunziza sur le terrain de la démagogie populiste en distribuant des vivres pendant les travaux communautaires. Avec autant d’efforts, il ne lui manquait plus qu'un pas avant de se lancer sur la voie de la succession à Nkurunziza: obtenir le contrôle du CNDD-FDD.

Trop pressés, Bunyoni et ses partisans ont commis l’erreur de se dévoiler rapidement. Ils ont réussi à convaincre Nkurunziza de la menace de Pascal Nyabenda et inventé toutes sortes d’arguments contre le pauvre député de Bubanza. Un civil ne peut pas diriger le parti des combattants, un seul homme ne peut pas diriger à la fois le parti et l'assemblée nationale, Nyabenda veut dialoguer avec l'opposition pour piloter la transition qui chasserait Nkurunziza, Nyabenda serait un allié de Radjabu, etc. Difficile de savoir la réalité de toutes ces accusations, mais le résultat ne s’est pas fait attendre : Nyabenda vient de perdre la présidence du CNDD-FDD à sept mois de la fin de son mandat. Sa chaise au perchoir serait également visée.

Nkurunziza n'est pas dupe, il sait à qui il a affaire. Déjà en 2012, Bunyoni voulait la présidence du parti. Je ne sais pas l'argument utilisé pour l'en empêcher, mais il lui a trouvé une consolation en le nommant comme son chef du cabinet "civil". D'une pierre deux coups: d'une part il le calmait par un poste juteux (après tout Bunyoni est toujours attiré par l'argent), d'autre part il l’éloignait du commandement direct des troupes en le retirant du ministère de la sécurité. Là aussi Bunyoni n'a pas caché ses ambitions: loin d'être un technicien invisible, il a fonctionné comme un véritable premier ministre. « Mutama 2 » coordonnait à sa manière l’action des ministres et commençait, dans les derniers mois avant son limogeage, à prononcer les mots d’accueil du Président, dans certains ateliers. Grâce à ce passage dans son cabinet, Nkurunziza tient secrètement « Mutama 2 » par de graves dossiers de corruption qui ont émaillé sa gestion du cabinet présidentiel, le dossier le plus important étant la volatilisation de 8 millions de dollars pour l'achat d'un avion présidentiel qui n'a jamais atterri à Bujumbura. Plus méchant, plus malin que lui, Nkurunziza n'hésitera pas à sortir le dossier quand il se sentira réellement menacé par l'ambitieux général de Rutana. Prétextant les pressions internationales, Nkurunziza a dégagé les généraux Bunyoni et Nshimirimana de leurs puissantes positions en novembre 2014. Nommé à un poste sans aucune envergure comme secrétaire permanent du conseil national de sécurité, Bunyoni ne s'est pas avoué vaincu: il a fonctionné comme le patron de tous les services de sécurité, donnant des injonctions aux ministres de la sécurité, de la défense et au patron du SNR. Redevenu ministre de la sécurité dans une situation de crise grave, Bunyoni est aujourd’hui le véritable numéro deux du gouvernement Nkurunziza.

Naturellement, Bunyoni de par son arrogance et son mépris a suscité des jalousies et des solides inimitiés à l'intérieur même du système CNDD-FDD. L'un des hommes les plus frustrés par la surpuissance de Bunyoni est un général de Gitega: Evaritse Ndayishimiye. Un homme plutôt jovial, rompu aux négociations, plus ouvert au dialogue, moins impliqué dans la corruption, moins cité dans les tueries. Un général du premier cercle des dirigeants du maquis, tantôt admis dans le cercle des puissants (Nkurunziza, Nshimirimana et Bunyoni), tantôt écarté du cercle qui le soupçonnait d'être un faible. Lors du limogeage de novembre 2014, Bunyoni et Nshimirimana ont exigé à leur tour l'éloignement de la présidence de deux autres généraux: Evariste Ndayishimiye (alors chef du cabinet militaire) et Guillaume Nabindika (alors chef du cabinet police). Un signe éloquent de la méfiance Bunyoni-Ndayishimiye. Autour du Général Ndayishimiye s'est progressivement constitué un autre cercle des frustrés. Au premier rang, le successeur de Bunyoni au ministère de la sécurité, le Général Gabriel Nizigama qui n'a jamais eu les coudées franches dans son ministère. Bunyoni a gardé un oeil sur le ministère et a continué à tirer des ficelles, surtout à contrôler des domaines qui généraient des rétro-commissions pour lui. L'autre frustré anti-Bunyoni est le Général Prime Niyongabo, qui ne supporte pas les intrusions de « Mutama 2 » dans son domaine militaire. Les hommes d'Evariste Ndayishimiye sont fatigués de l’état de déliquescence de l’Etat et auraient un plan pour sauver le pays: stopper la corruption, limiter le clientélisme dans les nominations à des postes de responsabilité, arrêter les tueries et normaliser les relations avec les pays voisins tout en sauvegardant l'hégémonie du CNDD-FDD. Ils ne savent pas encore s'ils doivent maintenir ou chasser Nkurunziza, mais ils sont décidés à neutraliser Bunyoni et ses acolytes les plus extrémistes. Ils ne comptent pas donner de l'espace à la société civile et à l'opposition, ils auraient plutôt certains modèles préconçus qu'ils voudraient imiter. Dans sa malignité, Nkurunziza a laissé croitre cette axe anti-Bunyoni composée des moins durs et qu'il croit pouvoir manipuler à sa guise.

Ainsi, Nkurunziza se retrouve entre deux feux. Il a choisi le camp du courant qu'il considère comme le plus faible et le plus malléable. Quand il aura anéanti et remis Bunyoni à sa place, il compte jouer son rôle préféré: celui du médiateur entre des courants internes qui ne se digèrent pas. Sur un plateau d'or il a remis les clés du CNDD-FDD au Général Ndayishimiye tout en se réservant la place de vrai président du parti et en lui joignant certains de ses inconditionnels. Au cabinet civil, il vient de placer le grand rival de Bunyoni, le Général Nizigama. Bunyoni et ses acolytes vont-ils riposter? Bunyoni va-t-il tenter de bloquer la révision constitutionnelle qui permettrait à Nkurunziza de briguer un quatrième mandat? L'affrontement entre les deux blocs aura-t-il enfin lieu? Bunyoni va-t-il consommer cette humiliation? Evariste et son groupe vont-ils aller au bout de leur projet? Les prochains jours nous réserve probablement des surprises.

Mais une chose est sûre: le salut du Burundi passera par le dialogue inclusif et la construction d'un véritable Etat de droit. Celui-ci ne peut pas s'accommoder de l'impunité des crimes. Il ne se construira jamais avec un imposteur comme Pierre Nkurunziza. Le salut du Burundi passera aussi par la réconciliation nationale et le changement des mentalités sur la gouvernance. Je reste confiant que même au sein du CNDD-FDD, il y a encore des hommes à même de dépasser les intérêts sectaires et partisans pour s'associer aux autres forces vives de la nation. Il reste à savoir si Evariste Ndayishimiye arrivera à dépasser les faiblesses de caractère que lui collent ses adversaires et s’il peut ambitionner d’entrer dans l’histoire comme celui qui aura ouvert la porte vers la rédemption du Burundi. Vers un Burundi juste et libre !
 
Pacifique Nininahazwe via son facebook
 

Burundi: vers la fin de la limitation du nombre de mandats présidentiels ?

Au Burundi, alors que les pourparlers organisés sous l’égide de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa semblent au point mort, les autorités organisent depuis huit mois leur propre dialogue à l’intérieur du pays. Ces consultations sont menées par la Commission nationale de dialogue inter-burundais, un organe décrié par l’opposition et la société civile. La CNDI vient de transmettre au président Pierre Nkurunziza un « rapport d’étape » où figurent ses principales pistes de réformes.

La principale suggestion de la Commission nationale de dialogue inter-burundais concerne une éventuelle révision de la Constitution : « la grande majorité des participants veulent que le président de la République puisse exercer plus que deux mandats ».

Rappelons qu’il y a déjà eu des tentatives dans ce sens par le passé. Et que c’est la décision du président Nkurunziza de briguer un troisième mandat qui a déclenché la crise que connaît le pays depuis plus d’un an.

Deuxième point important : les participants veulent « que la Constitution prime sur l’accord d’Arusha ». L'accord d'Arusha est le texte qui a mis un terme à une décennie de guerre civile au Burundi. Il fixe à deux le nombre de mandats présidentiels mais qui lui ne peut pas être amandé. Et il a instauré des quotas ethniques dans l’armée et la police.

« On a parlé des Hutus et Tutsis, des pourcentages. On va garder ça jusqu’à quand ? On a vu 60% des Hutus, 40% des Tutsis. Et on a oublié les Batwas », avance Monseigneur Justin Nzoyisaba, président de la CNDI.

Rompre avec cet équilibre ce serait ouvrir la porte au génocide selon Charles Nditidje, président du parti d'opposition Uprona. L’opposant s’insurge aussi contre la proposition de réformer la loi sur les partis politiques pour « éliminer » ceux qui ne « représentent rien » et « qui causent le chaos ».

La CNDI décriée

Ce dialogue interne est organisé par la CNDI, un organe fortement décrié, car pour l’instant il n’inclut pas la majorité de l’opposition et de la société civile indépendante qui vit en exil. Ceux qui restent boycottent quant à eux ce dialogue, jugeant qu’il s’agit « d’une mascarade organisée par le pouvoir » et que la commission est acquise au pouvoir.

« Nous avons constaté que les gens qui osaient dire le contraire de ce qui avait été préprogrammé par le pouvoir de Nkurunziza, on ne leur donnait pas la parole. Donc c’était un montage de toute pièce », estime Charles Nditidje, président du parti d'opposition Uprona.

Pour l’instant la facilitation tanzanienne n’a pas fixé de date pour la prochaine étape des pourparlers. Benjamin Mkapa doit présenter son rapport aux chefs d’Etat de la sous-région lors d’un sommet de l’East African Community le 11 septembre prochain.
 
le 25-08-2016 à 01:50, http://www.rfi.fr/afrique

mercredi 24 août 2016

Un groupe armé kidnappe deux personnes dont un policier à Gatumba

Deux personnes dont un policier ont été kidnappées le soir de ce dimanche 21 août par un groupe d'individus portant des tenues militaires sur la frontière Burundo-congolaise dans la Zone Gatumba de la Commune Mutimbuzi. Avant de retourner en République Démocratique du Congo, les malfaiteurs ont brûlé une machine servant à irriguer les champs et une moto.

Des sources proches de la Zone Gatumba en Commune Mutimbuzi rapportent qu’elles ont vu un groupe portant des tenues militaires. Ces hommes armés ont kidnappé deux individus dont un policier.

Ce groupe a ensuite pillé des pagnes en provenance de la RDC.

Une source sur place fait savoir que cet incident a eu lieu à Nkanga et que les kidnappeurs ont aussi emporté une certaine somme d’argent. « A la frontière, ils ont demandé de l'argent et ont brûlé une machine d'irrigation des champs de tomates et de poireaux ainsi que d'autres plantes. Ils ont ensuite brûlé une moto et ont enlevé un civil et un policier. Ils ont même volé des pagnes appartenant aux femmes commerçantes », explique notre source

Ce groupe non encore identifié est retourné en RDC en passant par Kavimvira. « Certains parlent de rebelles portant des tenues militaires et disent qu'ils sont retournés au Congo à Kavimvira », ajoute notre source

La population de la Zone Gatumba est prise d'une peur panique après le passage de ce groupe armé. Les habitants pensaient au départ avoir à faire à des militaires de l'armée régulière. Ils demandent un renforcement de la sécurité dans cette région. 
 
mercredi, 24 août 2016 14:24, http://www.rpa.bi